Polémique autour des mesures fiscales du Gouvernement Ayrault

Il y a quelques jours, le Gouvernement Ayrault s’est prononcé à propos des prochaines mesures fiscales. Depuis, de nombreuses réactions ont émergé et je trouvais important de vous faire part de mon ressenti face à des mesures d’une telle ampleur. Le projet budgétaire de François Hollande est à mon sens, et j’ose le qualifier ainsi, comme caduque. Caduque, à bien des égards par cette volonté de suppression des exonérations de cotisations sociales et d’impôts sur les heures supplémentaires des salariés français et c’est sur cette mesure que je vais concentrer l’ensemble de mon écrit.

Ce dispositif fiscal mis en place, au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy représente l’un des points fondamentaux du programme électoral élaboré par le candidat socialiste, dès lors, devenu Président de la République. L’ensemble des français est conscient que le nouveau chef de l’Etat a pour objectif de rompre avec le quinquennat précédent mais à mon sens, cette mesure ne semble pas la plus juste. Ce processus communément appelé « fiscalisation » amène l’image d’un gouvernement préoccupé par la question budgétaire, mais aussi par la grande interrogation relative au déficit de l’Etat français. De deux choses l’une, par son objectif de réduction des dépenses mais aussi de redressement économique, le Gouvernement agit à contre courant des volontés populaires.

Le but résidant dans l’idée de remettre la France à flots peut apparaître comme un élément républicain légitime, incarné par les acteurs politiques actuels. Ces derniers ont face à eux, deux poids ainsi que deux mesures d’où de nombreuses inquiétudes émanent. Sur l’aspect de la forme, cette mesure peut apparaître comme juste mais il est nécessaire et fondamental de la nuancer. Une partie de la dette française pouvant être comblée par le retour de la fiscalisation des heures supplémentaires montre quelque chose de positif dans la politique économique du Gouvernement. Or, ce retour à un dispositif fiscal sur ces heures de travail déplait et pénalise de nombreux employés ainsi que de nombreux ménages puisque cela apporte une baisse considérable et non négligeable du pouvoir d’achat. La fin de cette défiscalisation n’est en aucun cas, une mesure de « justice nécessaire »  comme l’a avancé Michel Sapin, Ministre du Travail et de l’Emploi puisque cette mesure risque d’influencer sur la production industrielle, donc sur la compétitivité de notre pays. Cette baisse de la production s’explique par le simple fait qu’une partie des neufs millions de salariés ne seront plus volontaire à l’idée de prolonger leurs journées de travail, par un défaut de manque à gagner.

Par ailleurs, le Gouvernement a précisé que cette mesure, du point de vue patronal, ne pourra concerner les entreprises de moins de vingt salariés puisque les TPE (Très petites entreprises) conserveront l’éxonération des charges sociales patronales. Outre ce maintien fiscal, les personnes travaillant au sein de ces TPE ne seront pas exemptées du retour à la fiscalisation des heures supplémentaires. La question du pouvoir d’achat reste majeure et ancrée dans les pensées. De plus, le Gouvernement Ayrault semble ignorer ce problème naissant, portant atteinte à la classe moyenne mais par le biais de cet article, je n’ai pas vocation à sombrer dans l’opposition dénuée de sens mais il est important de vous faire part de mes sentiments politiques face à cette fiscalité problématique.

Le Président de la République, accompagné de son Premier Ministre, chef du Gouvernement font de nombreux constats, d’une vérité incontestable. Celui de la dette et du redressement économique ne font aucun doute mais ces choix et ces mesures se révèlent comme contestables. Après un article plus original, il était important d’aborder ce sujet technique, faisant polémique depuis plusieurs jours.

Merci à vous, cher(e)s ami(e)s pour l’ensemble de vos commentaires et je vous souhaite une très bonne semaine.

Critique politique et littéraire des « Derniers carnets » – Franz-Olivier Giesbert

Après deux échéances électorales majeures pour la France et quelques jours de vacances, j’ai donc décidé de reprendre mon travail sur ce blog, par l’intermédiaire d’un livre politique très populaire depuis le 6 Mai 2012, celui de Franz-Olivier Giesbert, s’intitulant  « Derniers carnets, Scènes de la vie politique en 2012 (et avant) ». Abonné depuis quelques années au magazine d’actualité « Le Point », dont l’auteur en est le directeur de publication, j’estime, suite à cette lecture, qu’il est nécessaire de vous faire partager ma critique.

Depuis le second tour des élections présidentielles et par des unes telles que « Le cauchemar de Hollande » – « La France des tire-au-flanc » et « Le casse-tête du Président », le magazine détenu par François Pinault s’inscrit indéniablement dans une démarche proche de la droite française. Je pensais retrouver au sein des écrits de Franz-Olivier Giesbert, un positionnement relativement similaire. Or, dans ses « Derniers Carnets » et par des déclarations sombrant dans le politiquement incorrect, l’auteur amène une confusion forte et naissante. A travers ses écrits, il en ressort une grande vulgarité à l’égard de Nicolas Sarkozy, s’accompagnant d’une louange excessive en la personnalité de François Hollande. Cette défection des unes du magazine qu’il dirige par rapport à aux écrits personnels qu’il élabore met en péril la crédibilité journalistique de l’auteur.

Par ailleurs, ce style ampoulé montre considérablement le problème naissant entre la personnalité de F-O. Giesbert et celle de Nicolas Sarkozy. Cette œuvre relève en un sens, d’une purge morale et politique mais aussi comme la finalité absolue du duel entamé depuis de nombreuses années avec l’ancien Président de la République Française. De plus, F-O.G nous montre qu’il est le chef de file de l’anti-sarkozysme primaire sur lequel il a fondé l’ensemble de son travail éditorial depuis 2007. Sa position radicale ne concerne pas uniquement Nicolas Sarkozy, mais englobe, dans un prisme défini, l’ensemble de la classe politique française.

François Hollande est lui aussi perçu, à bien des égards, d’une manière négative, particulièrement sur le plan économique de son programme électoral. Cette remise en cause du projet socialiste amène de nombreuses anecdotes et notions fondamentales telles que la valeur travail et la dépression, en faisant référence à la Grande-Bretagne, durant les mandats travaillistes. D’un point de vue plus lointain, l’auteur nous parle aussi de figures marquantes de l’Etat français incarnées par Edouard Balladur, François Mitterrand, Jacques Chirac et Michel Rocard. Ce retour en arrière permet d’en connaître davantage sur ces personnalités de la Cinquième République.

Les paragraphes relatifs à François Mitterrand montre la complicité entre ce dernier et l’auteur, au point même d’avancer la possibilité d’une investiture socialiste pour Giesbert, dans le département de l’Isère, dans les années 1970. L’adoration pour le premier Président de la République socialiste est forte dans l’ensemble de ce livre. Ma critique personnelle amène à penser que F-O.G remet en cause, d’une manière violente, le véritable sens et la réelle valeur du mot « pouvoir » par le biais de François Mitterrand et de Nicolas Sarkozy, tout en s’appuyant son expérience du terrain politique mais aussi journalistique. Cette remise en cause se corrèle à une critique fondamentale de la fonction présidentielle.

Sur la question de la forme, on retrouve une certaine hétérogénéité des chapitres, ceci par leur vulgarité et leur technicité. François Bayrou, Martine Aubry, Stéphane Le Foll mais aussi Arnaud Montebourg figurent au sein des écrits de Franz-Olivier Giesbert. D’ailleurs, sur la question du nouveau gouvernement, je partage certains avis de l’auteur, particulièrement sur la personne d’A. Montebourg, futur présidentiable, tout comme le député-maire de Troyes, François Baroin.

Cet ouvrage, à la fois politique mais à caractère très personnel, amène une multitude d’anecdotes émanant des plus hautes fonctions ministérielles et présidentielles. Cependant, en terme d’accomplissement, je pense que Franz-Olivier Giesbert aurait du écrire de manière différente, moins rustre afin de ne pas sombrer dans l’écriture perdue d’un écrivain ou journaliste déchu. Toutefois, ces lignes et ces pages permettent de découvrir sous un autre angle, le paysage politique actuel et pour les cinq prochaines années.

Ma prochaine lecture restera dans des tons et couleurs similaires puisque qu’elle s’appuyera sur la plume de Jean-François Kahn (dont il est la quintessence même de l’éditocrate en vogue) et sa théorie de « la catastrophe », survenue le 6 Mai 2012.

Une fois de plus, je vous remercie pour l’ensemble des commentaires personnels que vous pouvez m’adresser. A très bientôt.

Bilan global des élections législatives

Au lendemain de ces élections législatives, il est l’heure de faire les comptes. Après la défaite de la droite le 6 Mai, cette dernière avait toujours pour objectif de vaincre et de préserver cette majorité qui était la sienne depuis une décennie. Tel ne fut pas le cas, au grand dépit de l’UMP et de l’ensemble de ses militants. Dans un premier temps, je constate un écart important entre les deux grandes entités politique françaises puisque le score socialiste de ce second tour est supérieur aux deux scrutins de 1988 et de 1997. Cependant, mon opinion républicaine et mon point de vue constitutionnel a triomphé hier soir mais c’est avec tristesse toutefois que mes valeurs et convictions politiques qui sont les miennes subissent en l’espace de six semaines, deux défaites consécutives.

L’horizon politique a désormais changé de robe et les cinq prochaines années à venir seront décisives pour notre pays et il nous faudra, tous ensemble, contribuer à ce redressement national et républicain autour du Président de la République et de la nouvelle majorité parlementaire.

Entrons à présent dans le vif du sujet, à propos, de la faible participation enregistrée dans le cadre de ce scrutin. Le taux d’abstention de la semaine dernière s’est trouvé confirmé avec près d’un français sur deux ne se rendant pas aux urnes. Cette faible participation est en ligne avec les deux scrutins législatifs précédents et c’est ainsi que je déplore, une élection n’ayant pas su mobiliser considérablement les électorats. Par ailleurs, j’estime, par le biais de cette faible participation menant à un résultat final relativement contrasté, que le débat sur le scrutin proportionnel occupe une place de plus en plus importante et qu’il convient de s’y attacher afin de rendre à la France un parlementarisme cohérent, équilibré et stable. N’ayant aucune conviction frontiste, je trouve peu normal et convenable qu’un parti comme le Front National, et ses 17.90% n’obtienne qu’un nombre infime de députés, égal à celui du Modem, en pleine désuétude, n’atteignant pas la barre des 10% aux dernières présidentielles. Cette chute centriste s’accompagne de celle de Ségolène Royal, sèchement battue par un candidat dissident. La pente descendante a été amorcée en 2007 et nous ne savons pas à quel moment elle s’arrêtera. Les difficultés pour la Présidente de la Région Poitou-Charentes s’accumulent au fur et à mesure des semaines.

Tant à droite, qu’à gauche, de nombreux ténors ont été défait, tels que Jack Lang ou Claude Guéant. L’ex-ministre de l’Intérieur a, en un sens, un sort semblable à celui de Ségolène Royal, le sort d’être battu par un dissident. Claude Guéant en ressort comme le symbole du rejet sarkozyste amorcé depuis quelques temps. L’UMP doit prendre en compte cette cuisante défaite. Oui j’ose dire « cuisante » car le parti de droite obtient son deuxième plus petit nombre de sièges depuis 1993. Le sursaut d’orgueil n’ayant finalement pas eu lieu, amène le parti à se recentrer sur les enjeux primaires qui était les siens antérieurement. Il est temps de se mettre au travail afin de rendre possible une nouvelle accession au pouvoir suprême en 2017. Plus à droite, Marine Le Pen, troisième figure du paysage politique français  a elle aussi, subit un revers dans ces élections législatives. Battue de peu par le socialiste Philippe Kemel, elle fait face à une défaite personnelle touchant plus particulièrement son égo que le mouvement qu’elle représente. Toutefois, ce scrutin national n’est pas une défaite politique pour la chef de file frontiste puisque son parti sera représenté à l’Assemblée Nationale par le biais de Gilbert Collard et de Marion Maréchal-Le Pen, étudiante en Droit, dont je salue l’élection au Palais Bourbon.

Pour en terminer, c’est avec plaisir mais aussi avec compassion que j’ai appris la défaite de François Bayrou. La position qu’il a adopté pour le second tour de la présidentielle est un élément qui le poursuivra pendant de nombreuses années. Pas de ministères, pas de siège à l’Assemblée Nationale et dès à présent, plus de Modem, c’est à cela que se résume la vie politique du leader centriste. Avec un Nouveau Centre dorénavant ancré dans le paysage politique, le désert électoral et politique de François Bayrou risque de se révéler comme long et pesant.

Dès lors, la course au perchoir du Palais Bourbon est lancée et elle s’accompagne du sprint entre François Fillon et Jean-François Copé à la tête de l’UMP. Ce scrutin fut, comme à l’accoutumée, un flot de déception personnelle mais aussi de victoire collective. Par cette nouvelle majorité, la gauche apparaît comme renforcée, d’où se mêle la renaissance parlementaire du Front National. La France ainsi que la Cinquième République sont probablement à l’orée d’un tournant politique majeur.

Je vous remercie pour votre attention et je vous dis à très bientôt pour de nouveaux éléments de discussion et d’opinion.

Le vote des français de l’étranger

Quelques jours avant le premier tour des législatives, la tension monte, la campagne perdure et les sondages émergent. L’esquisse d’une majorité socialiste ressort par les nombreuses enquêtes menées depuis l’élection de François Hollande. Cet écrit n’a aucunement vocation à interpréter les différents sondages mais plutôt à aborder la question du vote des français de l’étranger. Grace à la réforme constitutionnelle de Juillet 2008, pour la première fois, plus d’un million d’électeurs vivant hors de France vont avoir la possibilité d’élire leurs représentants à l’Assemblée Nationale. Onze circonscriptions ont été mises en avant par le redécoupage opéré par cette mesure de l’été 2008

Hormis cet aspect contextuel, j’estime que cette réforme a permis une réelle et véritable mise à jour constitutionnelle puisque auparavant, les français de l’étranger étaient uniquement représentés au Sénat. Cette opportunité de représentation au Palais Bourbon montre l’ouverture électorale et territoriale de la France entamée depuis de nombreuses années. Par ailleurs, intéressons nous plus particulièrement au cas de la circonscription la plus peuplée, celle de l’Amérique du Nord, regroupant les français vivant aux Etats-Unis mais aussi au Canada. Je déplore la candidature de Frédéric Lefebvre, ancien Secrétaire d’Etat chargé du commerce, relevant d’un parachutage conséquent et tout à la fois regrettable. Ne vous méprenez pas, Frédéric Lefebvre n’est pas la seule personnalité en vogue durant le mandat de Nicolas Sarkozy à s’expatrier afin d’assouvir sa quête et son appétit avide de pouvoir. Son absence durant la campagne électorale montre bien l’intérêt que ce dernier porte à la valeur de la circonscription qu’il souhaite représenter. Lefebvre n’est pas l’unique nom populaire figurant au nom des candidats. On y retrouve Julien Balkany, demi-frère du maire de Levallois-Perret et Emile Servan-Schreiber. Ces grands noms de la politique utilisent leur notoriété et leur entourage afin que leur élection devienne réalité ! Par cela, l’élection des députés des circonscriptions étrangères perd à mon sens, de sa valeur et de sa grandeur politique.

Les patronymes populaires ne figurent pas uniquement en Amérique du Nord puisque Thierry Mariani, ex-Ministre des Transports se trouve investi dans la circonscription allant de la Russie et des frontières de l’Europe de l’Est à l’Océanie, en passant par le continent asiatique. De plus, l’ancienne Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des solidarités, Marie-Anne Montchamp a trouvé refuge dans la parcelle électorale des pays du Benelux. L’ensemble de ces parachutages discrédite le candidat en lui-même mais aussi l’UMP, tentant de disposer ses pions de manière à barrer la gauche. Cette position n’est évidemment pas celle que je partage car je le répète, je souhaite pour la France, une majorité socialiste à l’Assemblée Nationale. Mon intérieur et mon esprit républicain passe avant la quête du pouvoir, frappant, à mon grand désarroi, l’UMP depuis le 6 Mai 2012.

Cependant, la droite n’est pas le seul et unique bord politique à profiter de cette configuration électorale puisque le Parti Socialiste en a profité pour mettre en avant un candidat en la personne de Pouria Amirshani, Secrétaire National du PS à la coopération et ancien dirigeant de l’UNEF. Cela s’accompagne, dans la deuxième circonscription, de l’investiture de Sergio Coronado, porte-parole de la campagne d’Eva Joly pour le compte d’Europe Ecologie-Les Verts. L’ensemble de ces candidatures discrédite le projet constitutionnel de la réforme de Juillet 2008. C’est avec une grande tristesse que je constate ces postures.

Pour en terminer, j’oserais même dire que ces élections législatives dans les circonscriptions des « français de l’étranger » relève, en un sens, d’un bal des rejetés politiques de la métropole. Je ne suis pas ici pour rejeter mes convictions mais j’en profite pour vous faire partager mon point de vue afin que l’on se rassemble, tant de gauche que de droite, en excluant les clivages politiques, tout en allant dans un but commun, celui de la France.

Lors de la prochaine publication, j’établirai une critique du premier mois de présidence de François Hollande. Merci encore à vous, chers lecteurs, pour l’ensemble de vos visites et je vous souhaite un bon week-end.

Guerre interne au sein de l’UMP

Au lendemain de l’élection présidentielle perdue par Nicolas Sarkozy face à François Hollande, un remaniement politique devait absolument s’opérer afin de désigner un véritable leader au sein de l’UMP. Le secrétaire général, Jean-François Copé, député-maire de Meaux a appelé à la mobilisation massive ainsi qu’à l’union des troupes afin d’aborder les élections législatives dans la plus grande sérénité. Or, ces prochaines élections nationales apparaissent comme un possible rebond du mouvement populaire. La défaite de 6 Mai 2012 étant bien ancrée, les cadres du parti jugent que la majorité à l’Assemblée Nationale doit leur être accordée pour contrer de la meilleure des façons la vague rose socialiste. Cela n’est pas une opinion que je partage mais la démocratie s’exprimera dans deux semaines. Le score très serré de l’élection présidentielle pourrait à bien des égards se répéter lors du prochain scrutin. Cependant, la possibilité de voir un Front National présent au second tour dans l’optique d’une triangulaire est probable surtout si l’on entend les ambitions du parti emmené par Marine Le Pen (100 circonscriptions).

Depuis plusieurs semaines, la bataille fait rage dans les rangs de l’UMP. De son coté, Jean-François Copé a pour objectif le scrutin de 2017 mais aussi l’éventuel poste de Premier Ministre dans le cas où le parti politique qu’il représente obtient la majorité le 17 Juin 2012. Toutefois, j’estime sa position très inconfortable. Son appétit de pouvoir est si fort que je le vois mal refuser Matignon mais dans ce cas de figure, il lui faudra céder les rennes de l’UMP à un autre homme providentiel, François Fillon.

L’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy possède lui aussi de larges ambitions. La mairie de Paris et la gérance de son parti en sont les principaux objectifs et il s’impose comme le principal opposant au patron actuel de l’UMP. François Fillon est un homme apprécié par les français si l’on se réfère à sa cote de popularité durant son mandat de chef de gouvernement. Il est celui restant toujours discret ayant une prestance dont peu de politiques peuvent égaler.

J’aimerais revenir à la position inconfortable du secrétaire général. A mon sens, une éventuelle cohabitation risquerait de le mener à la tête du Gouvernement français tout en brisant son ambition présidentielle. Pourquoi ? Comme l’histoire politique de la France le montre, dans le cadre d’une candidature du Premier Ministre de cohabitation, ce dernier a très peu de chance de l’emporter. Pour cela nous retenons Jacques Chirac face à François Mitterrand en 1988 et Lionel Jospin face à Jacques Chirac en 2002. J’avance ici cette position inconfortable par l’accession à Matignon en tant que chef du parti majoritaire tout en le menant à l’hypothèque de ses chances présidentielles.

Jean-François doit-il espérer une défaite de son camp et garder coûte que coûte la «présidence » de l’UMP ? C’est une question complexe où nombreux n’oseraient s’avancer avant le 17 Juin prochain. Par ces éléments, il est intéressant de voir que François Fillon occupe la place la plus favorable dans l’échiquier UMP. Tout en se retrouvant secrétaire général, ce dernier pourrait mener l’UMP à une union fondamentale afin de retrouver les éléments constitutifs de ce mouvement politique pouvant déboucher à une éventuelle nouvelle prise de pouvoir en 2017.

Par ailleurs, l’ancien Ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, occupera une place à vocation arbitraire. Son expérience gouvernementale est forte et nécessaire afin que l’UMP retrouve la cohésion qui était la sienne en 2007 mais par les différents sondages, François Fillon s’affirme bel et bien comme la nouvelle figure politique du mouvement populaire. Le futur secrétaire général sera certainement la nouvelle tête pensante et le futur leader d’un parti en quête de souffle et d’union dans le cadre d’une politique digne et non basée sur la théorie frontiste tant contestée durant l’élection présidentielle.

Je reviendrais sur ce penchant de « guerre » interne dans quelques temps afin de montrer mon opinion sur les événements à venir.

Je vous souhaite à toutes et tous, un excellent week-end de la Pentecôte.

Avis sur la composition du nouveau Gouvernement français.

Mercredi 16 Mai 2012, Jean-Marc Ayrault a formé son Gouvernement avec l’aide du Président de la République, François Hollande. Les nominations ont été longuement attendues et c’est uniquement en fin de journée que les nominations ont été rendues publiques. Sans plus attendre, les réactions, tant de gauche que de droite ont émané suite à cette journée importante pour le devenir de notre cher pays.

Je ne tiens pas à rentrer et à aborder une posture relevant de l’opposition farouche mais j’estime qu’il faut éclaircir quelques points intéressants découlant de la constitution du nouveau gouvernement français. Les deux figures politiques se trouvant au sommet de l’Etat ont mis en fonction quelques personnes ayant un passé ou un comportement plutôt dérangeant. Dans l’article précédent, j’ai jugé la déclaration du Nouveau Centre comme un élément sombrant dans la facilité la plus extrême à propos de la condamnation de Jean-Marc Ayrault. Cependant, j’estime que la nomination de Laurent Fabius, à la tete du Ministère des Affaires Etrangères relève de l’imposture politique. L’affaire du sang contaminé est de nos jours, toujours présente dans les pensées citoyennes et républicaines. Cette nomination discrédite, à mes yeux, le projet et le début du feuilleton quinquennal de François Hollande.

Par ailleurs, je déplore une attitude inacceptable de la part de Yamina Benguigui. Sa vulgarité est contraire aux principes découlant des fonctions ministérielles. Il est fondamental qu’elle comprenne rapidement son rôle et l’importance qu’elle peut avoir au sommet de l’échiquier politique français. Son comportement est intolérable. Ressaisissez vous Madame la Ministre ! Malgré ces aspects négatifs, j’apprécie assurément, la nomination de certains socialistes, dans de grands ministères. Dans un premier temps, Manuel Valls, en tant que Ministre de l’Intérieur est un choix que je cautionne particulièrement. Son premier déplacement, en banlieue, au commissariat de Noisy le Sec montre, de mon point de vue, la politique qu’il souhaite mettre en place. Ce soutien implicite aux collègues du policier mis en examen montre le soutien apporté par l’Etat aux forces de l’ordre françaises. Ce fait divers, intervenant durant la campagne électorale n’a pas obtenu, à mon grand dépit, une importance considérable aux yeux des candidats.

Ces points positifs s’accompagnent de la nomination de deux autres ministres, en la personne de Arnaud Montebourg et de Najat Vallaud-Belkacem. Le tour de France des industries effectué par le compagnon d’Audrey Pulvar montre que le choix du Président de la République et du Premier Ministre est intéressant. Arnaud Montebourg est un homme que j’apprécie beaucoup, tant humainement que politiquement. Cette jolie prise de fonction est corrélée à celle de Najat Vallaud Belkacem, jeune femme symbolisant la parité avec Christiane Taubira mais aussi la jeunesse, sujet prôné le Président. De plus, j’apprécie considérablement, la place accordée aux droits des femmes dans le nouveau Gouvernement. Suite à la décision du Conseil Constitutionnel sur le harcèlement sexuel, les droits des femmes deviennent de plus en plus importants. Je souhaite que la Garde des Sceaux permettra l’avancée juridique que j’ai évoqué dans un des précédents articles, devant se traduire par une réforme ou une loi le plus rapidement possible. Je ne doute pas un seul instant que Mesdames Taubira et Vallaud-Belkacem sauront élever la place de la femme dans la justice pénale.

Pour en terminer sur cet avis gouvernemental, je trouve important de m’exprimer sur la réduction des salaires ministériels. Je n’approuve en aucun cas cette décision prise lors du premier Conseil des Ministres. Il faut rentrer dans le fond de cette décision en passant par une comparaison marquante et fondamentale. En Mai 2007, lors de la constitution du premier gouvernement Fillon, la masse salariale s’élevait à un montant de 228.260€ brut mensuel. Aujourd’hui, l’ensemble des ministres permet d’atteindre une masse salariale mensuelle de 342.930€. On constate ici un écart important et il est inconcevable de comparer le dernier gouvernement Fillon avec celui de Jean-Marc Ayrault. La comparaison doit reposer sur les deux premiers gouvernements respectifs mais nombreux citoyens n’établissent pas vraiment le lien afin de comprendre réellement la polémique gravitant autour de ce nouveau gouvernement.

Cependant, cet écrit ne doit s’apparenter à un texte d’opposition puisque j’ai clairement émis mes avis, tant positifs que négatifs à l’égard du gouvernement en place. Je le répète, cette composition me parait convenable malgré quelques  hics mais on pourrait dire que cela relève uniquement du détail. Je souhaite à notre Président de la République, bon courage pour son premier week-end diplomatique au cotés de Barack Obama. Quant à l’ensemble des lecteurs, je vous remercie, encore une fois, pour votre attention.

Retour sur la journée d’investiture de François Hollande.

Ce matin, Nicolas Sarkozy a confié les clefs du Palais de l’Elysée à François Hollande, nouveau Président de la République Française. Cette passation de pouvoir marque la fin du mandat du candidat élu en 2007 face à Ségolène Royal. En cette matinée de Mai, j’ai eu la chance de partager ce moment républicain aux abords de l’entrée du palais présidentiel. Les différentes images de nos deux présidents ont été fortes de sens. Cependant, en cette journée à valeur républicaine, le comportement et le discours d’investiture tenu par le nouveau Président m’a profondément dérangé. Outre l’aspect comportemental, le moment solennel n’a pas atteint la gravité qu’il devait avoir. Le discours à vocation politique et quelque peu partisan de François Hollande montre la force de ses convictions. Il en ressort une forme contre-traditionnelle qui selon moi, enfreint les principes républicains.

Toutefois, d’un point de vue différent, je m’indigne des sifflets entendus ce matin par les quelques militants UMP à l’égard de François Hollande lors de son arrivée Rue du Faubourg Saint-Honoré. De plus, je condamne fermement les propos tenus par l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur (« les militants UMP sont des hooligans politiques. ») découlant de ces comportements partisans et regrettable. Un magazine d’une telle importance ne se doit d’avancer de tels mots, pouvant toucher et blesser. En outre, sympathisants et militants de droite, je vous appelle à être dignes et humbles dans le cadre d’un respect total envers notre Président de la République. Hormis ce regret envers le discours matinal, j’ai toutefois apprecié et cautionné les allocutions prononcées par François Hollande durant l’après-midi de ce 15 Mai 2012. La cérémonie à l’Hotel de Ville de Paris, par un discours percutant et émouvant permet de déterminer la posture de notre nouvelle figure présidentielle. Le devenir de la France et l’union du pays représentent les priorités majeures du quinquennat à venir. En dépit du rude discours à l’égard de son prédécesseur lors de la cérémonie d’investiture entamée par le Président du Conseil Constitutionnel, François Hollande a assuré la continuité de l’Etat. La nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier Ministre amène une personnalité politique au caractère effacé mais aux compétences politiques non dénuées. Il faut tout d’abord, ne pas apporter de jugement préétabli sur cette nomination par l’idée « d’un coup de couteau » dans le contrat avancé par le candidat socialiste lors de la campagne électorale. Cette déclaration du Nouveau Centre caresse le ridicule et la critique facile.

Laissons le Président de la République, le Premier Ministre accompagné de son Gouvernement, appliquer la politique proposée, dans un but commun, celui de la République Française.

Vive la France, Vive la République !

Avis personnel sur François Bayrou et les élections législatives du 10-17 Juin 2012.

Au lendemain des élections présidentielles et à l’aube des élections législatives, le jeu des chaises musicales politiques et des conflits d’intérêts émergent. Avant de rentrer au coeur de cette déclaration, je voulais aborder la question résidant autour de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, en la personne de François Bayrou.

Jeudi 3 Mai 2012, François Bayrou décide de se prononcer sur la situation de l’entre-deux tours en apportant son soutien soit à Nicolas Sarkozy, soit à François Hollande. Après de nombreux doutes, tant au sein de l’UMP que du Parti Socialiste, le leader centriste a annoncé son intention de voter à titre personnel pour le candidat socialiste. Cette prise de position se révèle comme fondamentale dans le cadre du report des voix. Après de vives réactions, il est nécéssaire de s’interroger afin de savoir si cette décision relève de convictions personnelles ou d’un unique et simple conflit d’intérêts. En cas d’élection, François Hollande aurait-il promis un ministère à François Bayrou en échange de cette consigne de vote implicite ? Mais pourquoi tourner le dos à Nicolas Sarkozy ? Lui qui tenait à ce que la règle d’or (proposition majeure du programme centriste) soit soumise au référendum … Même à l’heure où je vous écris, les réponse à ses interrogations demeurent inconnues.

Que devons nous penser de ce choix ? Diviser pour mieux régner ? Par ces éléments politiques, mon avis porte à amener une opinion à la fois critique mais qui mérite, à bien des égards, d’être avancé.

Il y a cinq ans, Bayrou s’affirmait tel un leader, à la tête de la troisième entité politique française, s’accompagnant d’un honorable score présidentiel de l’ordre de 18.57%, loin devant son principal rival, Jean Marie Le Pen et ses 10.44%. La « machine MoDem » était en marche. Cependant, en 2012, cette machine semble s’être essoufflée, en l’espace d’un seul et unique mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. Il était possible de parler d’un véritable centre, tel un mouvement ou courant politique, étant capable de jouer un rôle prépondérant dans les éléctions nationales. Les électeurs n’ont toutefois pas eu le sentiment semblable en offrant uniquement trois sièges aux centristes au sein de l’Assemblée Nationale. Cela s’apparente comme le premier grain de sable menant à la chute, le 22 Avril 2012. Le faible score de François Bayrou est révèlateur (9.13%) face à la candidature « Oui, la France » de Marine Le Pen et l’esprit révolutionnaire de Jean-Luc Mélenchon . Ne vous y méprenez pas, la chute ne fait que commencer et elle à vocation à devenir longue et durable.

François Hollande, n’ayant probablement pas choisi un homme comme Bayrou au sein de son gouvernement, il en ressort un éventuel désert politique sans précédent pour le leader centriste. Aurait-il amené le parti qu’il a créé à sa perte ? Ce désert politique ne peut s’apparenter à celui vécu par le Général de Gaulle puisque cette comparaison politique serait incensée et demesurée. Cette décision électorale montre t-elle une véritable volonté de rassemblement comme l’a prononcé Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, aux micros d’Europe 1 ? J’en doute considérablement. Cette prise de position témoigne d’une réelle division des convictions et de l’électorat centriste. Le preuve en est, 40% des électeurs du MoDem ont reportés leurs voix sur la candidature de Nicolas Sarkozy contre 28% à François Hollande. Ce choix politique de François Bayrou est fort. Il empêche un réel rassemblement dont le Mouvement Démocrate nécéssite afin qu’il fédère une entité politique à lui seul.

Bayrou est bel et bien l’homme politique que je pensais, celui du constat, parfois gravitant autour d’une vérité relative mais toujours comme étant le leader contestable et dès à présent contesté.

Maintenant, intéressons nous plus particulièrement au cas des prochaines élections législatives. Il est important de s’arrêter sur deux situations, mettant en avant, des candidats « présidentiables ». Tout d’abord, dans le Nord, plus précisement à Henin-Beaumont, fief de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a adressé son intention de se présenter dans la même circonscription. Est-ce une intention légitime et forte de sens ? De mon simple avis, la solution se trouve ailleurs. Nous avons tous dans nos mémoires, ce débat télévisé où la candidate avait catégoriquement refusé de débattre avec la figure frontiste de la gauche. Je vous laisse imaginer la hauteur d’esprit de cette campagne législative en cas d’affrontement direct entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon.

Par ailleurs, ce qui pourrait éffrayer les électeurs serait une forte poussée mais aussi une éventuelle victoire de ces deux extrêmes pour l’accès au second tour mais le débat n’est pas ici. Cependant, il serait envisageable d’aborder cette question en cas de candidature de ces deux figures politiques politique. Maintenant, mettons le cap sur le Sud-Ouest, dans le Béarn, bastion politique de notre cher ami François Bayrou. Aux dires des deux grandes entités incarnées par l’UMP et le PS, la réélection du candidat MoDem ne sera en aucun cas favorisée. Les difficultés affluent et perdurent dans la campagne béarnaise ! A l’opposé, la candidature UMP sera conduite par Eric Saubatte. Ce choix est probablement plus judicieux que celui avancé en milieu de semaine dernière concernant l’investiture confiée au président de Chasse Pêche Nature et Traditions, Frédéric Nihous.

Il était fondamental de m’exprimer, au lendemain de la présidentielle sur le scrutin législatif tout en excluant toutes convictions partisanes. Suite au soutien que j’ai apporté au Président-candidat, j’estime qu’il est préférable que l’Assemblée Nationale obtienne une majorité soit absolue ou relative de gauche afin que la France puisse progresser avec à son sommet, notre Président de la République élu, François Hollande. Mon sentiment patriotique et républicain est bien plus fort que le partisianisme et c’est dans ce sens que je souhaite vivement une majorité socialiste afin d’éviter toute inertie de l’Etat français dans le cadre d’une cohabitation. Après multiples réflexions, j’ai pris la décision de n’apporter mon soutien à aucun candidat en lice.

En vous remerciant, de l’attention que vous portez à l’ensemble de mes déclarations et écrits.

Retour sur les commémorations du 8 Mai.

 

Amis, Amies,

En cette journée du 8 Mai, il était fondamental d’y consacrer un écrit, quelque soit sa valeur ou sa portée. Cette date represente beaucoup de choses pour nous, citoyens français. Nous avons bien sur, dans toutes nos mémoires, ces soldats et résistants qui ont combattus pour nos droits et les valeurs de la France, notre chère France.

Oui la France est belle. Pourquoi ?

Pour cela, on pourrait se référer aux images présentes et traduites par l’ensemble de nos médias, tant nationaux qu’internationaux. Ce matin, oui je me suis dit la France est belle et j’oserai dire magnifique ! Notre dernière journée dominicale fut marquée par un résultat électoral historique : l’élection de François Hollande permet d’accorder à la République Française, un second Président de la République socialiste, trente et une années après François Mitterand. Cependant, la passation de pouvoirs s’effectuant le 15 Mai prochain, Nicolas Sarkozy reste sans aucune contestation possible, dans ses fonctions présidentielles.

En ce 8 Mai 2012, nous avons pu voir nos « deux Présidents de la République », l’un entrant, l’autre sortant, se retrouver, Place de l’Etoile à Paris afin de commémorer la capitulation nazie de 1945. Par ces deux figures présidentielles, l’espace de quelques minutes, il en ressort une France apaisée, excluant les clivages politiques majeurs qui ont toutefois marqué l’élection présidentielle. C’est avec beaucoup d’émotion ce matin que j’ai apprecié le depot de la gerbe sur la tombe du soldat inconnu par Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande. Il était important d’observer un tel apaisement afin que notre République revienne à ses buts providentiels dans les cinq années à venir. Nous avons eu deux personnalités politiques, au sommet de l’Etat, d’une exemplarité sans commune mesure, telle que leur demande leur fonction.

Par ailleurs, il me tenait à coeur de vous faire part de mon ressenti suite à cette matinée des plus républicaines. Je salue et félicite, encore une fois, François Hollande pour son élection au sommet de l’Etat français.

Vive la France, Vive la République !

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Déclaration sur le second tour des élections présidentielles.

Cher(e)s français(es),

Je tenais tout particulièrement à m’exprimer, quelques heures après ce scrutin du second tour de l’élection présidentielle. François Hollande est devenu le 7ème Président de la Cinquième République Française. Ce dernier a obtenu la majorité des suffrages exprimés face à Nicolas Sarkozy, président sortant et candidat UMP. La démocratie représentative s’est exprimée. Tout en étant citoyen français mais partageant les valeurs de la droite, j’ai apporté mon soutien durant cette campagne à Nicolas Sarkozy. Toutefois, François Hollande a été élu par le peuple français et il est fondamental d’accepter cette défaite.

Je salue bien évidemment son élection au sommet de l’Etat français et je félicite les symphatisants et les militants socialistes pour leur détermination et le travail accompli. La carrière politique de François Hollande prend un nouveau tournant, ce Dimanche 6 Mai 2012. Par ailleurs, par cet écrit, je lui souhaite  » bonne chance  » dans ses fonctions de Président de la République.

D’un point de vue éloigné, il est intéressant d’aborder la question de la France. Notre pays se doit de retrouver la place qui était la sienne auparavant. La République se doit d’etre préservée, tant dans ses fondements que dans ses principes.

Nicolas Sarkozy aura marqué de son empreinte son mandat présidentiel en 2007 malgré de vives controverses et oppositions. En dépit de l’anti-sarkozysme naissant depuis son élection, on peut constater un écart relativement faible entre les deux candidats au soir du second tour du scrutin. Un grand remaniement interne va s’opérer au sein de l’UMP et il va etre intéressant d’observer l’ensemble de ces changements. Pour ce parti, il faut désormais s’axer vers les législatives qui auront lieu en Juin prochain. Ce scrutin amènera les citoyens à choisir le député chargé de les représenter à l’Assemblée Nationale pour les cinq années à venir.

Malgré cette déception électorale, mes valeurs et pensées restent intactes. Mon amour pour la France sera toujours aussi conséquent et je souhaite de tout coeur que François Hollande saura porter cette France aux sommets.

Vive la France, Vive la République !